Ecriture

Dimanche 25 octobre 2009

...

 

J'ai mis le temps qui passe
Au fond d'un sablier,
Je le vois défiler,
Ce temps qui me glace,
Ces longues nuits sans ame
Où je cherche ton corps
Toujours et encore,
L'attente comme un blame.

Je vois le temps qui passe
Et tous ces grains qui dansent
Me disent ton absence,
Toi qui vit dans l'espace
Alors que je t'appelle
Dans un grand cri d'amour,
Pour une nuit, pour un jour,
Juste une bagatelle.

Ce sablier trop grand
S'égrène vers l'oubli,
Là-bas, tu as ta vie,
Je te vois au présent
Lorsque mon corps déprime,
Je cherche ta chaleur
Pour un peu de bonheur
Dans mes pensées intimes.

Par Bleumarine
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Dimanche 25 octobre 2009

...

 

Roulée, froissée, toute chiffonnée sous l’oreiller,

La jolie nuisette aux petites fleurs violettes

Garde le doux parfum de nos nuits calines

Blottis l’un contre l’autre comme deux enfants sages

Tandis que nos esprits partent en vagabondage

Au travers de la chemisette bien trop fine

Qui laisse malgré elle nos corps se compter fleurette

Et faire de nos pensées une nuit étoilée.

 

Roulée, froissée, toute chiffonnée sous l’oreiller,

La jolie nuisette aux petites fleurs violettes

Dans un flou artistique, a bien triste mine

Depuis que son prince est parti en voyage

En oubliant de l’emporter dans ses bagages.

Ma main caresse sous l’oreiller la toile fine

Comme un secret de plumes enfoui sous la couette

Qui embellit mes reves dans mes nuits étoilées.
Par Bleumarine
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Jeudi 3 septembre 2009
Il y a des vagues bleues au fond de ma tête,
Des brouillards d'écume et des envies de voyage.
On voudrait contourner le temps d'une pirouette,
Vivre, respirer, aimer, sans autre bagage
Mais le coeur s'emballe et s'en va faire la fête
Emportant avec lui le corps dans son sillage,
Valse impitoyable qui fait tourner la tête,
innonde les yeux et brouille les images,
Tango impossible sur le parquet vedette
Où tous les regards se posent, un peu comme l'orage,
Frappant les voiles de la jolie goélette
Qui n'a pas su rejoindre à temps le rivage.
Dans les veines du coeur, mille vaguelettes
Tentent en vain d'apaiser mes délires sans âge,
La jeunesse d'esprit devient alors obsolète
Condamnant l'âme intacte à vivre en décalage,
Sans pouvoir contourner le temps d'une pirouette,
L'entraînant bien trop vite à l'entrée du virage.


Voilà, je reviens, j'aurais des surprises à vous faire partager, bientôt ...
Par Bleumarine
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Vendredi 10 avril 2009
Texte ou poème, à votre guise ...

Que de chemin empruntés depuis ces douze mois sur Netlog, de mots et de lignes couchés sur le PC au fil des heures, des jours et des nuits en votre présence, lorsque le sommeil ne veut plus de moi ...

Une plume choisie pour vous dire combien il me fut précieux de vous sentir tout près, de lire vos compliments et vos critiques constructives digne d'intérêt, intérêt pour votre personne, intérêt pour vos mots de tendresse.

Je vous le dis bien humblement que vous tous et vous toutes m'ont poussés et m'ont forcés vers une porte essentielle, celle de l'inconnu de l'édition pour que j'en ouvre timidement le loquet, celle de l'espoir de vivre encore un peu entre mes lignes et de me promener sur plusieurs continents puisque ce soir, je peux vous dire que mes bébés chéris sont en route vers le Québec et quelques régions bien de chez nous, Nord ou Sud, soleil ou pluie, qu'importe !

Vous m'êtes précieux pour l'énergie que vous me donnez dès le réveil, lorsque mes doigts endormis effleurent les touches et que je cherche vos écrits.

Si ce challenge vous tente, envoyez-moi vos écrits, nous passerons au vote tous ensemble
Par Bleumarine
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Mercredi 8 avril 2009



Voilà ce qui explique mes absences

http://www.thebookedition.com/les-messagers-du-vent---tome-1-corinne-buchillot-p-16895.html

http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.thebookedition.com%2Fon-ne-devine-pas-la-maison-du-chemin-de-corinne-buchillot-p-16889.html


Par Bleumarine
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Vendredi 6 mars 2009
Ecriture ludique.

Mots imposés (Michel)

Parmi les 25 mots suivants, il vous est demandé d'en retenir au moins 15 (idéalement tous) pour écrire un texte. Prose ou poésie, fiction ou réflexion personnelle, court ou long, rien ne vous est imposé de plus que les mots.

documents, encre, 30 degrés, huile, plongeoir
gris(e), feuille, stylet, perle, soupir
saveur, connaître, maître, reception, anglais
fée, prune, rouge, fusil, éloigner,
danser, lumière, soleil, décennie, ronronnement

J'ai trouvé ce petit jeu chez Sarang
hier soir, et comme il y avait du Vent ...
à la façon de Pagnol,
une autre version du château de ma mère !


Je revois encore la maison toute blanche,
Un maison de Maître entourée de jardins
Et son immense terrasse en marbre gris,
Tous nos petits déjeuners gourmands du matin,
Joli havre de paix ou petit paradis, ...
Je revois encore la maison toute blanche,
Ses gloriettes qui nous protégeaient du soleil,
La saveur des goûters sur les nappes rouges,
Le doux ronronnement du vent aux oreilles
Qui, chaque fois, nous faisait pousser un soupir
En restant là à profiter de ce plaisir
Sans que personne ne parle ni ne bouge ...
Et nous vivions chaque jour un conte de fée.
Les longues robes de bal volaient sur le parquet
Du grand salon ouvert les soir de réception,
Je me souviens qu'il y avait beaucoup d'anglais,
Les femmes portaient souvent une perle nacrée
Et les hommes, un stylet à la poche du veston !
Une feuille de bal dans chaque main gantée,
Sans doute afin de mieux apprendre à se connaître ...
La lumière des lampes à huile baissait bien souvent
Mais personne, jamais, ne s'arrêtait de danser,
Sauf à la fin du bal, pour aller au plongeoir
Glisser, sauter tous ensemble dans l'eau noire.
J'ai retrouvé de vieux documents de ce temps,
Ecrits à l'encre prune sur un joli cahier
Il y a plus d'une decennie, et, ma foi,
Je suis retournée encore à la maison blanche,
C'est là, d'ailleurs, qu'ils ont tourné "le vieux fusil".
Je n'avais pas très chaud, 30 degrés pourtant,
Les gloriettes avaient disparu, les roses aussi,
Et je vous avoue que j'ai eu du mal à m'éloigner
Tant ce spectacle a fini de ruiner tous mes espoirs.

A vous maintenant de relever ce challenge,
si le coeur vous en dit ...
Par Bleumarine
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Mardi 3 mars 2009
Une grande décision, comme une libération, celui de mettre au grand jour, entre deux couvertures,  mes plus belles poèsies.
Je suis enfin arrivée au stade où la pudeur se fait plus discrète, l'âge sans doute mais aussi les commentaires ici et là, ceux et celles qui me glissent au creux de l'oreille que j'ai une jolie plume.

- "Vais-je aller au bout de cet accouchement ?"
- "Oui"

Encore un peu d'appréhension
et surtout bien des questions
, mais vous, amis bloggeurs, certainement plus doués que moi pour la navigation sur le Net, pourriez-vous me donner quelques liens sérieux pour éditer afin que je ne tombe pas dans tous les pièges tendus ?

La mise en page n'est pas un problème pour moi, la P.A.O. est un second métier, reste à trouver le petit "plus" qui me fera renaître au travers des mots.
Par Bleumarine
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Jeudi 26 février 2009
Un tout petit bout de papier déchiqueté
Traîne comme un misérable au fond d'un tiroir,
Quelques mots griffonnés au crayon à papier,
Un épisode, un petit morceau d'histoire,
Toi qui jouais et moi qui croyais, rien de grave,
Une rencontre comme on en voit au cinéma
Où la belle inconnue se transforme en épave
Quand elle regarde l'autre, indifférent, qui s'en va.
Un tout petit bout de papier tout déchiré
Raconte parfois une belle histoire d'amour,
Quelques mots à la plume ainsi éparpillés
Et la belle aventure perd ses plus beaux atours,
Moi qui t'aimais et toi qui mentais, rien de tel
Pour réduire à néant les rêves et les espoirs
Même lorsque le printemps apporte les hirondelles,
Les yeux embués retournent au fond du tiroir
Pour voir encore le petit bout de papier froissé
Et à l'encre noire, ce numéro, cette adresse,
Symboles d'un passé que nous avons aimé
Et qui fond au soleil dans un coeur en détresse.
Par Bleumarine
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Vendredi 30 janvier 2009
J'ai dessiné sur une page blanche un oeil qui me regardait,
avec de longs cils noirs imprégnés de mascara,
un oeil sombre et larmoyant, un oeil triste mais,
au fond de la pupille, j'ai vite ajouté un léger point blanc,
comme un petit trou d'épingle,
un petit point qui permet d'entrer à l'intérieur de l'âme.

J'ai vu qu'il faisait beau derrière l'iris aux reflets améthystes alors,
j'ai dessiné un deuxième oeil, moins noir, plus doux,
qui semblait rire à me regarder glisser des ombres sur la page blanche.
Nous nous sommes observés ainsi un long moment,
chacun entrant dans le miroir de l'autre, en silence,
avec juste ce qu'il faut de battements de coeur pour exister.

J'ai laissé le crayon descendre sur l'arrête du nez,
ni fin, ni grossier, juste proportionné,
puis glisser sur les ailes tout en rondeur,
pour tomber enfin sur des lévres charnues, un peu roses,
ma main descendait sur ce visage que j'aurais voulu beau,
sur ces collines que j'aurais aimé fraîches,
et douces comme un tapis de velours
pour le caresser du bout de mes doigts.


Lorsque le fusain entama la chevelure ondulée,
il devint fou et des boucles brunes passa à la barbe,
la belle se transformait en bête,
noircissant la page blanche de traits en tous sens.
Le dessin était en crise et moi en pleurs mais,
tout en tournant la page dans le but de recommencer,
je vis sur l'autre page, en transparence,
comme une empreinte, le beau et doux visage d'un prince
qui me regardait en souriant, avec dans ses yeux,
deux petits points blancs au fond desquels je plongeais
sans peur ni hésitation, tant ce que j'y voyais était beau.

Le visage de l'Amour était là, devant moi,
je l'avais reconnu et le garde depuis, précieusement
dans un coin de mon coeur.
Par Bleumarine
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Jeudi 29 janvier 2009
Dans les Secrets de la langue française : ... "22, v'là les flics" !
"22" était à l'origine le cri d'alerte des typographes à la vue du chef d'atelier.
Il est passé dans l'argot des truands pour signaler la présence d'agents de police.
"22" est l'addition des numéros d'ordre alphabétique des lettres du mot "chef" (3 + 8 + 5 + 6)

Pierre Dac et l'humour :
" La mort n'est en définitive que le résultat d'un défaut d'éducation
puisqu'elle est la conséquence d'un manque de savoir-vivre".

Philippe Geluck
"La différence entre un artiste et une paire de chaussures ?" ... c'est que l'artiste doit pouvoir partir avant de lasser tandis que pour les chaussures, il vaut mieux les lacer avant de partir.

Dans les Secrets de la langue française : ... Le Palindrome !
Non, ce n'est pas un animal préhistorique, ne cherchez pas dans l'aire glaciaire ou autre ...
C'est un mot qui se lit dans les deux sens ... Ex: Radar, Laval, Ressasser ...
Il peut aussi s'agir d'une phrase entière : engage le jeu que je le gagne !

La Chaîne alimentaire vue par Francis Blanche :
La vie est un cercle vicieux.
Exemple, à la pêche, le poisson mange le ver,
le pêcheur mange le poisson
et un jour, le ver mange le pêcheur ...

Une petite annonce : "Auto-école recherche piétons distraits pour entraînement des élèves"...

Blague belge : "si les belges vont toujours aux toilettes avec un fusil, c'est pour tirer la chasse d'eau" ...

Coluche a dit : "J'ai appris qu'il fallait toujours cueillir les cerises avec la queue, je suis embêté, j'avais déjà du mal avec la main" ...

Bisous, c'est tout pour ce soir
Par Bleumarine
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